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Le film de Pasolini pr\u00e9sente deux Pablos diff\u00e9rents<\/h2>\n
Le site Pharisien rigoriste<\/strong>fondateur d'une \u00c9glise institutionnalis\u00e9e, et le saint<\/strong>qui ne cache pas ses faiblesses et \u00e9crit le meilleur des hymnes \u00e0 la charit\u00e9.<\/p>\nLe second Paul est celui qui suscite la sympathie du r\u00e9alisateur, car il imagine que le pharisien a beaucoup \u00e0 voir avec la mort pr\u00e9coce de sa m\u00e8re et l'\u00e9ducation autoritaire d'un p\u00e8re physiquement et spirituellement distant. C'est ce p\u00e8re qui l'envoie \u00e0 J\u00e9rusalem pour recevoir une \u00e9ducation pharisienne.<\/p>\n
Mais Le Paul pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 de Pasolini est celui qui parle de \"scandale pour les Juifs et de folie pour les Gentils\".<\/strong>. Il s'identifie au Paul des lettres, pas au Paul des Actes.<\/p>\nEn outre, le film, comme d'autres du r\u00e9alisateur, serait une r\u00e9quisition contre la civilisation bourgeoise<\/strong>Il attaque \"Juifs et Gentils\", la double expression du conformisme contemporain, dans son aspect hypocrite et conventionnellement religieux, et dans son aspect s\u00e9culier, lib\u00e9ral et mat\u00e9rialiste. Il s'insurge contre \"Juifs et Gentils\", la double expression du conformisme contemporain, dans son aspect hypocrite et conventionnellement religieux, et dans son aspect s\u00e9culier, lib\u00e9ral et mat\u00e9rialiste. Nous voyons m\u00eame un Paul accabl\u00e9 par la lassitude et le d\u00e9couragement, dont la pr\u00e9dication est rejet\u00e9e dans la Rome sceptique et lib\u00e9rale, l'Ath\u00e8nes du 20e si\u00e8cle, ou ne trouve pas d'\u00e9cho au milieu des foules et du trafic de New York, une ville symbole d'ali\u00e9nation et de solitude. Enfin, c'est aux Etats-Unis que Paul souffre le martyre, victime d'un sniper \u00e0 la fen\u00eatre d'un motel, une r\u00e9f\u00e9rence claire \u00e0 l'assassinat de Luther King. Cette mort a lieu dans l'indiff\u00e9rence de ceux qui passent par l\u00e0.<\/p>\nUne interpr\u00e9tation du film est que Pasolini destin\u00e9 \u00e0 d\u00e9noncer un monde d\u00e9pourvu de charit\u00e9<\/strong>Le directeur a affirm\u00e9 que les id\u00e9ologies et une conception bureaucratis\u00e9e de la religion lui sont \u00e9trang\u00e8res. Le directeur a affirm\u00e9 que les id\u00e9ologies et une conception bureaucratis\u00e9e de la religion sont \u00e9trang\u00e8res \u00e0 la religion. Il a soulign\u00e9 que tout pouvoir \u00e9tabli insiste trop sur la foi et l'espoir, jamais sur la charit\u00e9. La difficult\u00e9 de traduire cela en images l'a amen\u00e9 \u00e0 modifier le sc\u00e9nario \u00e0 plusieurs reprises. Mais M\u00eame un acteur comme Orson Welles, con\u00e7u pour jouer le r\u00f4le de saint Paul, n'aurait pas pu transmettre fid\u00e8lement les contradictions que le r\u00e9alisateur croyait voir chez l'ap\u00f4tre.<\/strong><\/p>\nPaul VI<\/h2>\n
dans un auditoire g\u00e9n\u00e9ral qui a commenc\u00e9 par \u00e9voquer les difficult\u00e9s de l'\u00c9glise dans un monde en mutation, dans lequel le christianisme n'aurait pas le droit d'exister, puisqu'il est plus facile d'assumer une conception rationaliste et scientifique sans dogmes ni hi\u00e9rarchies. Ce n'\u00e9tait pas un discours pessimiste, car le Pape a assur\u00e9 qu'une foi vivante et authentique \u00e9tait la premi\u00e8re condition pour surmonter cette difficult\u00e9. Pasolini avait avou\u00e9 \u00e0 un journaliste qu'il \u00e9tait conscient de la souffrance v\u00e9cue par Paul VI dans la p\u00e9riode post-conciliaire, une souffrance accentu\u00e9e par sa condition d'intellectuel r\u00e9fl\u00e9chi, peu port\u00e9 sur les manifestations ext\u00e9rieures, mais non moins sinc\u00e8re pour autant. Il r\u00e9pond \u00e0 ce discours par un article dans lequel il d\u00e9clare que l'\u00c9glise doit entrer en opposition et affronter le pouvoir bourgeois qui cherche \u00e0 l'exclure apr\u00e8s l'avoir instrumentalis\u00e9 pendant plus d'un si\u00e8cle, et ajoute que toute vraie religion doit s'opposer \u00e0 ce pouvoir.<\/p>\n
Il est tr\u00e8s probable que Paul VI ait lu son article, car le 2 novembre 1975, lorsque la nouvelle de l'assassinat de Pasolini sur une plage d'Ostie par un jeune de 17 ans a \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9e \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision, le pape a d\u00e9savou\u00e9 une remarque d\u00e9sobligeante de l'un de ses collaborateurs. Il s'est lev\u00e9, s'est plac\u00e9 devant l'\u00e9cran pour faire le signe de la croix, puis a ajout\u00e9 : \"Requiem aeternam dona dei Domine. Et maintenant, prions tous pour cette pauvre \u00e2me\".<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n
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Avec la collaboration de :<\/p>\n
Antonio R. Rubio Plo<\/strong>
\nDipl\u00f4m\u00e9 en histoire et en droit. \u00c9crivain et analyste international.
\n@blogculturayfe \/ @arubioplo<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"
Le r\u00e9alisateur italien voulait faire un film sur la vie de saint Paul, mais il n'a pas \u00e9t\u00e9 accueilli par les milieux religieux ou la\u00efques, bien que le sc\u00e9nario ait \u00e9t\u00e9 publi\u00e9.<\/p>","protected":false},"author":5,"featured_media":183732,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[13],"tags":[],"class_list":["post-183208","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-blog"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/staging.fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/183208","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/staging.fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/staging.fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=183208"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/staging.fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/183208\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/183732"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/staging.fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=183208"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=183208"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=183208"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}